dimanche 17 janvier 2010

Grossièreté, vulgarité et médias

Après Coluche, Jean-Marie Bigard est souvent présenté comme personnage vulgaire, grossier.

C'est oublier que ces caméléons n'ont fait que reproduire le langage populaire, le mien comme le votre.

La véritable vulgarité est celle des journalistes, qui retoquent ou génèrent à tout va. Il ne s'agit plus de reproduire une quelconque langue parlée, mais de faire croire que certains termes grossiers sont du meilleur effet dans les salons littéraires.

Il s'agit de la pire des vulgarité: la démagogie.

vendredi 27 novembre 2009

Toujours plus haut.



Google a relayé une photo à connotation raciste de Michelle Obama, que je me garderai bien de relayer à mon tour.

Mais la société n'a fait que son travail, en reflétant l'état actuel du Web, tel que publié par des acteurs plus ou moins défendables.

M. Séguéla avait déjà défrayé la chronique début février en affirmant sur France 2 que "si on n'a pas de "Rolex" à 50 ans, on a raté sa vie". Répondant aux protestations déclenchées, le publicitaire avait présenté ses excuses sur Canal+, estimant que "c'était la plus belle connerie de (sa) carrière".


Toujours plus haut, toujours plus fort, il récidive en préconisant un boycott de Google en représailles de la photo dont elle s'est faite écho.




On ne sait plus quelle est la plus belle connerie de la carrière de ce gars-là.





jeudi 22 octobre 2009

Toutenkarton, ça pue les colins.

D'après la Bible (Wikipedia): Une momie est un cadavre qui a été préservé de la destruction et de la putréfaction pour des raisons naturelles ou par des techniques humaines.

Forte de cette définition, la très industrieuse famille Klakson veut faire du beurre de contrebande avec "This Is It", le prétendu testament posthume du "King Of Pop".

Après tout, FR3 a bien fait de même avec le cadavre de Horst TAPPERT.

Michael Klakson, Derrik, Toutenkarton, même combat!

Mais, malgré les progrès des techniques humaines depuis l'époque des pharaons, cadavre ou pas, la putréfaction, ça pue quand même.

samedi 10 octobre 2009

Quand on me parle Bach, je sors mon Mozart.

L'art fondamental des Beatles n'est pas d'avoir écrit des chansons merveilleuses, mais repose sur la création d'un genre musical original, intégralement supporté par le disque vinyle, où les sonorités étaient sciemment déconnectées de la musique "live".





















Il serait donc décent de ne pas trahir leurs intentions en prétendant fournir une "musique que les créateurs auraient voulus", et de ne pas faire parler les morts.

Il est évidemment tentant de se référer aux bandes magnétiques originales "monitorées" aux écouteurs, pour décréter que la sonorité voulue doit être travaillée pour être fournie au petit peuple.

Après tout, les charcutiers fournissent bien du saucisson.

Stop!

John Lennon et Georges Harrisson écoutaient et jugeaient les "masters" gravés, au travers de chaînes, certes évoluées, mais relativement traditionnelles.

Leur volonté était donc de modeler leur oeuvre au travers de ce medium (singulier de media), et non de fournir de la chaire à saucisse pour futurs chirurgiens.

Quand à Paul McCartney et Ringo Star, ils ont laissé leurs droits à la succession de Michael Klaxon, lui-même fort refroidi. Ils n'ont donc rien à susurrer pour défendre un bifteck qu'ils ont laissé stupidement filer.

Après la version CD, déjà critiquable, il est hors de question d'écouter une version "remasterisée" (sic) des Beatles, au nom du pèse, du fric, et du saint profit.

Jacques Lousier à déjà massacré Bach par incapacité à être pianiste de jazz. Mozart est mis en comédie musicale par incapacité des français à faire vivre le genre.

Ne profanons pas d'autres tombes.

lundi 21 septembre 2009

Question de principe

Ma concierge, qui a de l'instruction, des bons principes (et des grands sentiments), règle ses comportements selon une découverte contemporaine, le très "tendance" principe de précaution.

Dès lors, elle s'est mise à pourchasser les antennes de téléphonie mobile et autres Wi-Fi du quartier d'une haine épistolaire et verbale qu'elle a déversée à l'encontre des autorités municipales.

Les avantages de ce type d'ersatz de pensée étaient qu'il lui donnaient un sentiment d'accord avec la morale de l'homme de la rue et qu'il emplissait totalement les capacités de son neurone.
Son vocabulaire s'est même vu enrichi de néologismes étranges ou le trop simple "danger" a été promu en explicite "dangerosité potentielle", et le roturier "concierge" en noble "gardienne d'immeuble", voire en princier "intendante de résidence".
Chez elle, radio et télévision se sont mises apparemment à fonctionner sans propagation d'ondes électromagnétiques, et son "épicier discount" semblait miraculeusement lui livrer de la nourriture non "Bio", mais exempte de pesticides, fongicides et autres adjuvants agricoles à la nocivité avérée.

Insidieusement, son rêve de précaution s'est substitué à la réalité existentielle.

Mais là où le bat a blessé l'ânesse, fut le jour où elle s'est aperçue que ce sacré principe de précaution lui interdisait de ... traverser la rue.

dimanche 13 septembre 2009

Il n'y a plus de saison.

Serait-ce l'effet de la bombe, ou des gaz à effet de serre?

Ne cherchez pas brave consommateur de météorologie médiatique: C'est l'effet papillon, du aux météorologues amateurs qui sévissent sur nos ondes.

Ces ignares ignorent en effet:
  • qu'il existe des effets météorologiques nocturnes qui intéressent bougrement nos cultivateurs,
  • que nul ne possède un pluviomètre d'un mètre carré permettant de mesurer des "litres au mètre carré",
  • qu'approximativement une heure sépare les levers et couchers de soleil aux extrémités orientales et occidentales de la France,
  • que les termes "de saison" constituent un qualificatif, mais pas un adjectif,
  • qu'une température peut être "basse" ou "élevée", mais en aucun cas, ni "chaude" , ni "froide",
  • que les thermomètres au mercure sont interdits à la vente
  • que, pour un physicien, une vitesse puisse certes se mesurer en "kilomètre par heure", mais pas pour l'auditeur moyen, qui fonce à cent "kilomètres heure" dans la bagnole,
  • qu'une température ne peut être mesurée qu'à l'ombre, les éventuelles températures "au soleil" dépendant de ... la couleur du thermomètre,
  • à que, même Johnny le sait.
Je vous laisse juger de la pertinence du commentaire suivant, prototype du "bulletin météo" usuel:

"Aujourd'hui les températures ont été de saison (sic), malgré un vent de trente kilomètres par heure (sic) et une pluviométrie de 15 litres au mètre carré (sic).

Ce soir le soleil se couchera à vint heures (sic), pour se lever à sept heures du matin (sic)".

Le mercure indiquera (sic) des températures à l'ombre (sic) plus chaudes (sic)."

Et vous voudriez que le temps qu'il fait (ou fera) s'écoule comme un long fleuve tranquille?

jeudi 10 septembre 2009

A voté, ... en touche.

10 sep 2009 Par Jean-Noël Nicolau:

"Et c'est reparti pour un tour. Après avoir été en partie censurée par le Conseil Constitutionnel, la loi sur le téléchargement illégal sur internet, dite Hadopi, va repasser devant l'Assemblée Nationale ce mardi 15 septembre. Le projet de loi se nomme fort convenablement Hadopi 2. Il vient compléter Hadopi 1, en ajustant les points qui avaient refusé par le Conseil. Il s'agira d'une session extraordinaire de l'Assemblée, débutant le lundi 14 septembre.

Après acceptation, une commission mixte paritaire établira une version commune et complète du projet de loi, en suivant la procédure accélérée. Impossible, donc, pour l'instant, de donner une date précise du début de mise en œuvre de l'Hadopi."


Hadopi 1, Hadopi 2, ... Hadopi n.


Il s'agit, pour un mathématicien normalement constitué, d'une suite infinie de termes qui peut (ou non) converger.


Il est certain que la suite existe, en raison du servile acharnement du gouvernement, inspiré (sic) par un magicien aux pouvoirs, souvent bénéfiques, mais démesurés.


Il est également assuré que la loi vers laquelle convergerait la suite, restera heureusement inapplicable, tout Adopi n obligeant à la création d'une Adopi n+1.


En effet, le principe même de la piratitude (merci Madame Royal) entraîne le législateur a toujours avoir une hystérésis de retard sur le créatif pirate.


Le pauvre législateur, pris dans l'étau des mâchoires "répression impopulaire" et "absence d'imagination", est alors condamné à faire constamment voter "à côté de plaque".

"Hadopi n" sera donc votée à terme, inique comme prévu, mais sans efficacité, voire, totalement inapplicable.


C'est l'Hadopi à perpétuité pour nos malheureux élus.


Heureusement que la sieste adouci leur douleur.